lundi 15 février 2010

Dépités

Lors d’une réunion avec le comité exécutif de l’UPR, parti qu’il a porté sur les fonts baptismaux, le président Ould Abdel Aziz a défendu le bilan de son gouvernement qui a, à son actif, de «grandes» réalisations. Une façon de couper court aux rumeurs, insistantes, de remaniement ministériel, qui couraient ces derniers jours. Il en a, aussi, profité pour adresser une pique à «ses» parlementaires, coupables, à ses yeux, de s’être fait voler la vedette par leurs homologues de l’opposition, lors des débats à l’Assemblée nationale. Il y a, certes, une part de vérité, dans ces propos, mais il serait injuste d’accabler ces «pauvres» députés à qui l’on a fait avaler trop de couleuvres, depuis leur élection. Ils ont, d’abord, été élus, sans savoir comment; ont été engagés, dans une fronde anti-Sidioca, sans raison objective; ont soutenu, à l’aveuglette, un putsch contre un président élu et ont passé leur temps à défendre, sur ordre, un bilan qui n’en est pas un. Si, en plus, on les accable, ils doivent se sentir bien mal à l’aise. Mais parions qu’aucun d’eux ne pipera mot. L’obéissance à l’Autorité, même si l’on est élu du peuple et qu’on ne lui – à celui-ci ou à celle-ci? That is the existential question – est redevable en rien, a encore de beaux jours devant elle…
AOC

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