Des informations, persistantes, font état de la volonté du pouvoir de mettre du désordre dans l’Ordre National des Avocats, avec la fondation d’un Ordre bis, un Ordre aux ordres, comme on en a vu, du temps d’Ould Taya. Il s’agit, pour un régime qui donne des signes de raidissement chaque fois qu’il est titillé sur un problème gênant, de diviser l’organisation actuelle des avocats afin qu’elle ne soit plus aussi représentative de la profession. Mais qu’a fait celle-là pour s’attirer les foudres du pouvoir? Elle n’a dit que ce que disent la rue, la presse, les organisations nationales et internationales. Elle a dénoncé les détentions arbitraires, la mainmise de l’exécutif sur le judiciaire, l’omnipotence du Parquet, les mauvaises conditions carcérales, le manque de considération envers les robes noires. Rien que du très classique dans un pays où, comme le disait la célèbre boutade, il doit y avoir un Ministère de l’Energie Nucléaire à côté de celui de la Justice, les deux ayant la particularité d’être inexistants, sous nos cieux.
Assisterons-nous, donc, dans les mois qui suivent, à un éclatement de l’ONA et à l’élection d’un bâtonnier potiche? Ou va-t-on attendre que le mandat de l’actuel s’achève, pour tenter de lui porter l’estocade? Ce qui est, en tout cas, certain, c’est que le Barreau a connu bien pire et s’en est, plutôt bien, sorti. Avocats, serrez les rangs!
AOC
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