mercredi 17 février 2010

Rapport des journées de réflexion sur le transport : Consternant !

Consternant, navrant, accablant. Les adjectifs ne manquent, malheureusement pas, pour qualifier le rapport final des journées de réflexion sur le sous-secteur des transports. Du point de vue de la forme, tout d’abord. Préfacé par le directeur général des transports terrestres, en personne, qui souligne avoir, lui-même, «procédé à une dernière lecture» – quel aveu, Seigneur des (in)compétences! – et «exploité toutes les notes de synthèses», le rapport énumère, sur dix pages, une litanie de vœux, à peine ordonnée par la répartition initiale des travaux sur trois ateliers et truffée de fautes de français: «notes de synthèses réalisés; véhicules à attraction animale; société de transports de personnes structurée; étendre les routes; empêcher les étrangers à; attribuer un cite au MET; assortir les de création de gares routières d’un cahier de charges», etc. On a honte de voir, ainsi, divulguée, à tout public, l’indigence linguistique de notre administration, incapable de se payer le concours, minimal, d’un correcteur…
Du point de vue du fond, ensuite. On cherche ainsi, désespérément, «le bilan, à mi-parcours, de la réforme», un des objectifs des journées pourtant claironné, haut et fort, par le ministre, à l’ouverture de celles-ci. On s’étonne, également, de la totale absence de recommandations concernant la circulation des poids lourds, de 7 heures du matin à 22 heures le soir – une des plaies, notoires, de la circulation en centre-ville – alors que douze de ces recommandations s’obnubilent sur la problématique des véhicules à traction animale. A la lecture de celles-ci, on comprend, aisément, que les charretiers, à contrario des gros commerçants, n’ont pas été invités à la démarche participative, tant claironnée, elle aussi, par les chantres de la Mauritanie rectifiée, ministre de l’Equipement et des Transports en tête. Aucune des ces «pertinentes» recommandations ne fait, en effet, état de l’inadaptation des structures routières à la circulation des véhicules à traction animale, insistant, lourdement, par contre, sur l’inadaptation des charretiers aux structures existantes. Président des pauvres, jetez un coup d’œil là-dessus: vous devriez être édifié sur la profondeur des déclarations populistes de votre administration. En tout cas, nous, nous le sommes…

lundi 15 février 2010

Dépités

Lors d’une réunion avec le comité exécutif de l’UPR, parti qu’il a porté sur les fonts baptismaux, le président Ould Abdel Aziz a défendu le bilan de son gouvernement qui a, à son actif, de «grandes» réalisations. Une façon de couper court aux rumeurs, insistantes, de remaniement ministériel, qui couraient ces derniers jours. Il en a, aussi, profité pour adresser une pique à «ses» parlementaires, coupables, à ses yeux, de s’être fait voler la vedette par leurs homologues de l’opposition, lors des débats à l’Assemblée nationale. Il y a, certes, une part de vérité, dans ces propos, mais il serait injuste d’accabler ces «pauvres» députés à qui l’on a fait avaler trop de couleuvres, depuis leur élection. Ils ont, d’abord, été élus, sans savoir comment; ont été engagés, dans une fronde anti-Sidioca, sans raison objective; ont soutenu, à l’aveuglette, un putsch contre un président élu et ont passé leur temps à défendre, sur ordre, un bilan qui n’en est pas un. Si, en plus, on les accable, ils doivent se sentir bien mal à l’aise. Mais parions qu’aucun d’eux ne pipera mot. L’obéissance à l’Autorité, même si l’on est élu du peuple et qu’on ne lui – à celui-ci ou à celle-ci? That is the existential question – est redevable en rien, a encore de beaux jours devant elle…
AOC

vendredi 12 février 2010

Autour d’un thé au Calame

Le pays marque le pas. C’est l’avis, controversé, bien évidemment, d’un des convives du thé du Calame. Pourtant, lui répond son voisin de chaise, les gens travaillent. En quelques mois, la ville a été pourvue de plusieurs dizaines de kilomètres de voirie. Et puis, toi, ce n’est pas ce que tu disais, il y a quelques semaines, au siège de l’Union Pour la République, alors qu’on préparait les journées de la jeunesse du parti. Hé, sois cohérent! Ne suis pas les pas de ces éternels mécontents, jamais satisfaits, insatiables pourfendeurs des régimes en place! Le pays avance. Militairement, à pas cadencés. Tu verras, dans moins d’un an, le transport public sera organisé. Les recommandations des journées que les responsables de ce secteur ont initiées le garantissent. Selon le ministre de la Santé, les malades du cancer ne partiront plus se soigner à Pétaouchnock. Ils auront, juste, besoin de deux cents ouguiyas, pour se rendre en face de l’immeuble El Mamy où les attend un centre d’oncologie qui sera doté, dit notre enthousiaste, des dernières installations dont le coup d’envoi des travaux a été – tapageusement, maugrée son voisin – donné par le président de la République, «Hafiwahou Lahou Wara’ ahou»: que Dieu le garde et le protège de ses amis, ses ennemis il s’en charge.
Le pays marche. Sinon, il se serait arrêté. Que de voitures! Que de banques! Que de voyages! Partout, la Mauritanie marque des points. L’union Européenne est sur le point de rouvrir les robinets. L’Iran, la Turquie, le Venezuela ont, tour à tour, reçu, avec les honneurs, le président. Les conséquences suivront. Les fonctionnaires se frottent les mains et attendent la fin du mois de février, pour percevoir des indemnités nouvelles qui viendraient grossir leurs salaires et améliorer leurs conditions de vie. Le dialogue avec les présumés terroristes est sur le point de se terminer positivement. La paix reviendra. La hache de guerre sera enterrée. Le calumet de la paix fumé. Qui a dit qu’une seule main n’applaudit pas? Pourtant, malgré la carence du gouvernement, des hauts fonctionnaires, des walis, des hakems et autres, le grand chef fait marcher la lourde machine, seul. Emprisonne, seul. Libère, seul. Casse les décisions de justice, seul. Remets, seul, en cause les accords passés à son insu. Nomme et dénomme, seul. Mais ça marche. Regardez du côté du centre international des conférences de Nouakchott, dit palais des congrès. Rencontre des oulémas, sur la modération en islam. Journées portes ouvertes sur le secteur des transports. Journées de la vieillesse UPR. Journées de la jeunesse UPR. Journées des femmes UPR. Suivront, certainement, celles des proxenètes et entremetteurs UPR. Plus de quelques centaines de millions pour toutes ces manifestations. Au frais de qui?
Ould Nagi et Ould Oumarou, enfin libres. Le premier ne payera rien, le second remboursera un peu moins de 300.000 dollars. Les deux hommes se prépareraient à rentrer dans une certaine bonne grâce. Alors, Hanefi, bon courage. Tu es tombé sur plus fort que toi. Les juges, les avocats, un ministre et un palais de la Justice, un procureur et trois ratons-laveurs. La démocratie. La communauté internationale. La France, patrie des Droits de l’Homme. Les accords de Dakar. La liberté de la presse. La Commission africaine. Jean Ping. Ban Kimoon. Barak Obama. Que d’injustices! Que de mépris! Que de petitesse! Bon courage, Hanefi. Tiens bon, l’obscurité s’estompera. La lumière de la vérité et de la justice jaillira, inéluctablement, et expédiera loin, très loin, dans les profondeurs de l’oubli, les tyrans et leurs collabos.

mercredi 10 février 2010

Affaires canariennes

Vous êtes commerçant mauritanien? Vous faites des affaires avec l’Espagne? A Las Palmas? Aïe, aïe, aïe, pauvre de vous, les temps ne sont plus ce qu’ils étaient! Au consulat, à Nouakchott, inutile d’envoyer votre agent pour suivre le dossier de votre visa. On veut vous voir, monsieur, vous mesurer, vous anthropomorphiser, avez-vous votre réservation d’hôtel, où comptez-vous vous rendre, par quel chemin, selon quelle, peut-être louche, procédure? Vous avez de l’argent, frais, à mettre sur la table? Sous la table? Dans les encoignures du bureau?
Admettons que vous retrouviez, enfin, le doux climat des Canaries, qui vous enchantaient, il y a une décennie ou deux, à peine. Vous n’êtes pas, pour autant, entré dans l’auberge espagnole. Vexations et brimades, contrôles intempestifs d’identité, vérification de chambres d’hôtel, bref, délit de sale gueule d’immigré, vous attendent, au quotidien. Alors, por favor, dépensez votre argent, rapidos, et fissa, retour à Nouakchott! Sans coup de pied au cul, notez bien, si vous ne dépassez pas les délais prescrits!
Pensez, à votre retour, à vous plaindre auprès de monsieur l’ambassadeur. Il vous expliquera, peut-être, qu’avec les vagues, déferlantes, des immigrés clandestins, le discernement et la politesse ne sont plus, tout-à-fait – hélas, mon bon monsieur – à l’ordre du jour. Mais tout de même: «les Canaries ne cessent de nous séduire par leurs paysages, contrastés [c’est le moins qu’on puisse dire, effectivement] et par leur exotisme à la portée de plus d’une bourse. Là, à trois heures des principales capitales européennes…» Soudain, monsieur l’ambassadeur s’est tu. La brochure touristique ne parle pas de l’éventuelle proximité de capitales africaines. La dérive des continents, je présume… En tout cas, souriez, en quittant l’ambassade, vous êtes, très probablement, filmés…

lundi 8 février 2010

L’épée azizienne

Notre confrère Hanevy Ould Dehah vient d’être, à nouveau, condamné: deux ans de prison ferme! Après avoir purgé une première peine de six mois, pour «atteinte aux bonnes mœurs» – ça ne s’invente pas, ce genre d’accusations sauf en Mauritanie nouvelle, peut-être – c’était, pour notre confrère, «l’oral de rattrapage», devant une cour d’appel composée de juges ramassés par ci et par là, pour la «bonne cause». Des juges ayant tellement à cœur de remplir la mission pour laquelle ils ont été choisis qu’ils n’ont même pas pris la peine d’écouter les plaidoiries de la défense. Plongés dans leurs remords ou de peur de se laisser convaincre? Le risque était, pourtant, apparemment minime, avec un seul argument susceptible de les faire douter: comment peut-on juger et condamner quelqu’un sur la base d’une loi qui n’existe pas, la Mauritanie n’ayant pas encore légiféré dans le domaine de la presse électronique? Un célèbre adage ne dit-il pas qu’il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre?
En tout état de cause, cette lourde condamnation n’augure rien de bon pour la Justice, plus que jamais aux mains de l’exécutif, pour la Presse, en général, et la liberté d’expression, en particulier. C’est pourquoi est-il impératif de se battre contre l’arbitraire. Avec le soutien des organisations nationales et internationales, des partis politiques, des journalistes, des syndicats et de tous les hommes épris de justice. Faites gaffe, les amis! Ne dites plus un mot plus haut qu’un autre! Vous êtes tous des Hanevy potentiels. Une épée azizienne trône, désormais, au dessus de vos têtes.

AOC

mardi 2 février 2010

Editorial : Influences espagnoles

L’Union européenne a décidé, la semaine dernière, de reprendre sa coopération, pleine et entière, avec la Mauritanie. Ainsi a décidé son conseil, réuni à Bruxelles. Que deviennent, donc, Hanevy Ould Dehah, en particulier; la liberté d’expression, en général; et, accessoirement, le dialogue inclusif, tel que recommandé par l’Accord de Dakar? Pourtant, le 20 décembre dernier, avait été signée, à Nouakchott, par le directeur général de la Commission européenne, Stefano Manservisi, et Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, une déclaration d‘intentions qui disposait, en tête des engagements pris par le gouvernement mauritanien actuel, ceux concernant les «droits de l’Homme, les libertés et droits fondamentaux, la poursuite de l’ouverture des médias et l’amélioration du cadre légal, assurant une plus grande liberté d’association, et la dépénalisation des délits de presse».Qu’a-t-on fait, de tout cela, pour mériter l’ouverture des vannes financières? Les médias officiels se sont-ils ouverts à l’opposition? A quel niveau se situe la loi libéralisant les ondes? A-t-on jamais évoqué la dépénalisation des délits de presse? Hanevy ne croupit-il pas, toujours, en prison, malgré l’expiration de sa peine? Où en est le dialogue entre le pouvoir et l’opposition?
Certes, le gouvernement a entamé un dialogue mais avec les islamistes emprisonnés et pour des raisons encore inavouées. Incontestablement, les vertus du dialogue sont incommensurables mais comment expliquer qu’on puisse s’asseoir autour d’une table et discuter avec des gens qui ont tué des innocents, terni l’image du pays et dont le repentir est loin d’être évident, convaincus qu’ils sont sur le «bon chemin»? Et, en même temps, refuser, obstinément, de discuter avec des hommes comme Ould Daddah, Messaoud ou Ould Maouloud qui n’ont, pourtant, jamais tué personne? La raison en est toute simple: qu’ils mettent le pays à feu et à sang, les terroristes ont l’incomparable avantage de ne pas rechercher le pouvoir, contrairement à ceux qui se battent, depuis de longues années, pour une vraie Mauritanie nouvelle.
Sans présumer des «efforts» de la France dont les intérêts ne sont, certes pas, moindres, c’est bien l’Espagne qui semble mener la danse, dans le tintamarre médiatique émanant du Palais ocre. L’Espagne qui, après avoir, très tôt, milité contre les sanctions, puis pesé, de tout son poids, pour que l’UE reprenne sa coopération avec la Mauritanie, parrainera, en avril prochain, une réunion des donateurs pour aider le pays. Faisant du contrôle des flux migratoires vers les Canaries une priorité «sécuritaire», Ould Abdel Aziz ne manquera pas, en retour, d’accorder toutes les facilités aux bateaux espagnols, lorsque l’accord de pêche avec l’UE arrivera à expiration. On se souvient, en outre, que c’était, précisément, l’argument sécuritaire, l’enrobage espagnol pour faire avaler le coup six-aoûtard, à ses partenaires de l’UE. C’est pourquoi l’enlèvement, le mois dernier, de trois humanitaires espagnols, sur la route Nouakchott-Nouadhibou, est venu, un peu, comme un cheveu sur la soupe. C’est ce qui explique que Ould Abdel Aziz fait tout son possible pour obtenir la libération de ceux-ci, avec grand bruit autour de négociations qui aboutiront, à terme, à la libération d’hommes qu’AQMI ou assimilés réclame, en échange des espagnols. La boucle est bouclée: les affaires sont les affaires…
Ahmed Ould Cheikh

lundi 1 février 2010

Autour d’un thé au Calame

Ce mardi, au siège du Calame, c’est le calme plat. Pourtant, il y a du monde. Le thé est abondamment servi. Mais c’est, curieusement, sans éclat ni relief. Dans la grande salle de rédaction, Cheikh et Mansour s’affairent, devant leur machine. Exceptionnellement, tous les journalistes sont présents, en même temps. Mais le patron est absent. Normal. Les charges du journal sont lourdes. Salaires, factures, eau, électricité, Internet, carburant, loyer, dépenses diverses et imprévues. Alors, il faut bien courir. Un bon patron, c’est ça. Surtout que les temps ne sont plus comme avant. Peu de vente. Peu de publicité. Pas de subventions. Surtout pour une «mauvaise presse» comme le Calame, «calomniateur», opposant, «ennemi» du système.
Le président est revenu de son voyage. Mais, il n’est pas revenu bredouille, comme certains. C’est un adepte du concret. Plusieurs centaines de voitures données par la République Islamique d’Iran à la République Islamique de la Mauritanie. Que va-t-on faire de toute cette ferraille? Plusieurs éventualités. En un: recruter des samsaras spécialisés qui vont aller vendre les voitures dans un pays voisin. L’argent de la vente ira renflouer les caisses de l’Etat. En deux: aménager un vaste terrain, de plusieurs hectares, et y implanter une bourse de voitures dont la gestion sera confiée à des personnes de bonne moralité. L’argent, cette fois, servira à construire dispensaires, écoles et autres services de base, dans les adwabas, villages et campements les plus pauvres du pays. En trois: démonter tous les véhicules et ouvrir de grands magasins de pièces détachées, qui seront confiés à des gens en qui le président de la République aura particulièrement confiance. Comme quoi, il est bon de voyager, contrairement à ce que pensaient les Six-Aoûtards. Sinon, nous n’aurions pas reçu toute cette manne. Alors, à quand le prochain voyage pour la Chine, l’Australie, la Suède ou la Russie?
Selon une certaine presse, Birame Ould Dah Ould Abeid, activiste des droits de l’Homme, Hartani révolté, président de l’IRA, est un danger public qui risque de provoquer la guerre civile, par ses déclarations incendiaires et dangereuses. Selon lui, le pays a besoin d’un choc brutal, pour changer des mentalités trop ancrées, fondées sur un référentiel moral qui accentue les inégalités entre les différentes composantes populaires. Birame, sois sage, sois modéré! S’il te plaît, ne mets pas notre pays à feu et à sang! Si tu ne t’y plais pas, allez, oust, émigre! Pars en Haiti, en Guadeloupe ou en Afghanistan, ou même tout près, au Sahara ou à Tamanrasset! Jamais personne, avant toi, n’a jamais demandé l’instauration de la justice ni l’éradication véritable d’un phénomène si abject que celui de l’esclavage. Tu es le premier à vouloir le mal pour le pays. Les événements de 1966, c’est toi. L’épuration de 1989, c’est encore toi. Les tentatives de coup d’Etat, c’est toujours toi. Les FLAM? Tes idées, bien sûr! Tous les putchs qui ont failli faire sombrer le pays, les organisations nasséristes, bathistes et nationalistes de tout bord, c’est de ta faute. Sans toi, les gens vivront en paix. Tu es comme l’âne de la Fontaine, dans sa célèbre fable «les animaux malades de la peste». Tais-toi, tu n’as pas le droit de dire comme tout un chacun, ce que tu penses. C’est la pire des restrictions.
Désormais, Nouakchott a son lycée militaire. Plus d’une centaine de petits élèves en treillis suivent les cours de cet établissement qui accueille, théoriquement, les meilleurs élèves, suite à un concours d’accès. Pour cette fois, seuls les fils des hauts gradés des corps constitués auraient, «brillamment», réussi à y entrer. A cette fin, le concours d’entrée aura dû, tout de même, être reconduit, au moins, trois fois. Le confort, les conditions idéales d’études et les bons professeurs, ça se mérite. Un petit dosage ethnico-social qui ne trompe personne et, hop! Le tour est joué. L’école française, le petit centre, les méharées, la Fontaine et autres très bonnes écoles, pour certains, contre des établissements délabrés et sans formateurs, pour d’autres, c’est ça, le partage de «ce qu’il y a de justice», que Mohamed Ould Abdel Aziz, alors putchiste aux abois, avait promis aux populations venues l’applaudir, au pied de la présidence un certain 7 août 2008.